Ragga (1984-2007)
Le célèbre « Under me sleng teng » de Wayne Smith est gravé en 1984 par King Jammy. Ce dernier innonde les sounds avec le style digital. Le faible coût de production (il suffit d’un clavier programmé qui remplace les musiciens) et la simplicité de réalisation déclenchent une avalanche de 45 tours.
La première partie des années 80 était principalement centrée sur le recyclage de riddims anciens. Cette pratique continue mais à partir de 1985, une multitude de nouveaux riddims sont créés. Ce nouveau genre est appelé raggamuffin (« vaurien » en anglais). Ce terme désigne un jeune du ghetto prêt à lutter pour s’en sortir, et qui apprécie ce style musical.
Le ragga fait fureur dans les sounds et en 1985, il n’y a quasiment plus de titres reggae roots.
Avec cette simplicité de réalisation, un nouveau concept est alors créé : celui des compilations « one riddim ». Il s’agit de plusieurs versions chantées ou toastées sur un même riddim. Les riddims de l’époque les plus connus sont : le sleng teng riddim, le stalag riddim, le agony riddim…
Parallèlement à King Jammy, d’autres producteurs le concurrencent (surtout Donovan Germain) avec de nouveaux DJ comme Shabba Ranks. La voix de Shabba, très particulière, plutôt rauque, sera copiée par la nouvelle génération de DJ : Buju Banton, Cobra, Cutty Ranks, Bounty Killer, Ninjaman, puis au début des années 90 : Beenie Man, Shaggy, Elephant man… Ce style de ragga, très hardcore, est aussi appelé Bogle.
Au début des années 2000, à travers entre autres de la compilation « Ragga connexion », le ragga prend une ascension fulgurante sur le marché international. Proche du rap, il est apprécié de plus en plus en Occident.
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« combination »
(une autre « combination »