Digital (1980-84)

Publié le par sista carol

L’âge d’or du reggae roots se termine brutalement. En 1980, la Jamaïque connaît une crise politique, économique et sociale importante. Les thèmes contestataires et RasTas reculent brusquement. La nouvelle génération préfère s’amuser, et des sujets comme le sexe et les armes viennent en force.

 

Cette nouvelle musique est une rythmique au son minimaliste (d’où le terme digital), où la basse et la batterie sont écrasantes. Ce virage déclenche de nombreuses critiques. En effet, en Occident, on oublie la dure réalité du quotidien des ghettos, et peu saisissent l’humour et l’ironie toujours présents dans le slackness (chansons paillardes). Cependant des chanteurs de reggae et certains DJ comme Barrington Levy, Frankie Paul ou Sugar Minott continuent à privilégier des paroles conscious.

Prince Jammy (qui deviendra par la suite King Jammy), ingénieur de son du studio de King Tubby, va populariser ce nouveau son sous son propre label King Jammys.
 

Parallèlement, aux USA, le rap fait une entrée en force. Cette nouvelle musique coïncide avec l’esprit jamaïcain dont il est en partie dérivé.

 

 

jammys.jpgKing Jammy (à droite) devant son studio
Yellowman - Reggae on the move


Le slack (laissé-allé) humoristique du DJ Yellowman est vantard, volontiers osé, voire carrément obsène. Il se vante de sa séduction avec un culot typiquement jamaïcain. Il résume à lui seul, l’état d’esprit que recherche l’île sous pression.

Tenor Saw - Fever - Golden hen


Tenor Saw est aussi et surtout connu pour son titre « Ring the alarm ».

Barrington Levy - Murderer

« Under mi sensi » et « Here I come » sont aussi des tubes classiques de Barrington Levy.

 

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