Soudan

Publié le par sista carol

soudan.png

 

Pays : Soudan
Localisation : Afrique de l’est
Régime politique : république
Chef d’Etat actuel : Omar al-Bachir
Capitale : Khartoum
Villes principales : Port Soudan, Omdourmân, Kôsti, Kassalâ, El-Fâsher
Langues principales : arabe, anglais, dinka, bangala, haoussa
Superficie : 2 506 000 km²
Nombre d’habitants : 31 809 000 soudanais
Monnaie : dinar soudanais

 

Le Soudan est partagé entre des populations blanches, islamisées et parlant arabe au nord, et des populations noires, animistes ou chrétiennes, sans unité linguistique au sud.

 

En 1883, la Grande Bretagne, qui a occupé l’Egypte en 1882, doit affronter l’insurrection de Mahdi (qui signifie « Messie », chef religieux appelé ainsi). Kitchener, maréchal britannique, reconquit la région en occupant Khartoum et Fachoda en 1898. Il obligea les troupes françaises à se retirer de Fachoda.

 

En 1899, le Soudan devient un condominium anglo-égyptien.

 

En 1956, la République indépendante du Soudan est proclamée. De 1958 à 1969, des gouvernements militaires et civils se succèdent. Les promesses faites aux régions du sud de créer un Etat fédéral n’ont pas été respectées, ce qui conduit à une mutinerie menée par les troupes sudistes, qui déclencheront une guerre civile qui durera jusqu’en 1972.

 

En 1969, Djafar al-Nimayri dirige un coup d’Etat militaire et met en place un régime d’inspiration socialiste.

 

En 1972, un accord est signé avec la rébellion sudiste.
En 1977, un accord de réconciliation nationale permet le retour au Soudan des leaders de l’opposition islamique en exil.

 

En 1983, les combats reprennent dans le sud après l’adoption de lois inspirées par la Charia.
2 ans plus tard, une insurrection populaire renverse le régime de Nimayri.

 

En 1986, un gouvernement civil est formé et dirigé par Sadiq al-Mahdi.

 

En 1989, les militaires reprennent le pouvoir sous la conduite du général Omar Hassan al-Bachir, et instaurent un régime autoritaire à tendance islamiste.

bachir.jpgOmar Hassan al-Bachir 
 

Mais à partir de 1992, l’armée ne parvient pas à réduire la rébellion sudiste dirigée par le colonel John Garang. Les populations du sud sont durement touchées par la famine.

 

Aux élections de 1996, le général al-Bachir est confirmé à la tête de l’Etat. Il sera réélu en 2000.

 

Parallèlement, depuis 2003, la répression meurtrière des mouvements d’insurrections par des milices locales, appuyées par l’armée, provoque une grave catastrophe humanitaire au Darfour (région située à l’ouest du pays).

 

Le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste signent un accord de paix en 2005. Le général Salva Kir (successeur de Garang, décédé en juillet) devient premier vice-président de la République et un gouvernement d’union nationale est mis en place.

 
 

Relations françafricaines

 

La situation coloniale au Soudan est à l’origine de ce que l’on appelle le syndrôme de Fachoda. En 1898, les troupes françaises tentent de devancer les britannique en s’installant à Fachoda. Mais face à un ultimatum, la France est contrainte de se retirer. Il est resté de cet épisode un échec cuisant et la conviction qu’il existe un complot permanent anglo-saxon contre la France en Afrique. Cette obsession sert à justifier encore aujourd’hui de nombreux choix et comportements français dans beaucoup de pays africains comme le Cameroun, le Togo (Olympio était accusé d’être un pion des anglais), le Liberia (où la guerre est née de la rivalité des réseaux francophones et anglophones en Afrique de l’ouest)…

 

Depuis 1983, le pays a subi 20 années de guerre civil et 2 millions de morts, dus à l’oppression du régime pro-intégriste envers les peuples du sud.

 

Tout cela est possible grâce à l’aide américaine. Le Soudan était en effet le lieu islamiste qui hébergeait Ben Laden. Mais depuis que ce dernier a retourné sa veste, le Soudan n’a plus le soutien de la CIA. La françafrique prend donc le relais, d’autant plus que l’Ouganda, bête noire de la françafrique car anglophile (syndrôme de Fachoda) finance les rebelles du sud-Soudan. La France soutient donc activement le régime islamiste depuis les années 90 : ventes d’armes, entraide logistique entre les services secrets, et j’en passe…

 

Concernant la guerre au Darfour, la raison est simple : l’appât du pétrole. Ni guerre tribale, ni autre qualificatif, les habitants du Darfour sont victimes d’une guerre purement économique. De plus, le gouvernement de Khartoum a toujours laissé de côté les régions périphériques de la capitale, que ce soit au sud (d’où la guerre des sudistes face au gouvernement), à l’est et à l’ouest (Darfour). Les tensions sont donc très vivaces.

 

Donc en bref, au Darfour, la Chine et les USA jouent à une compétition féroce pour le contrôle des ressouces pétrolières du Soudan. Ce qui explique les ventes d’armes massives de la part de la Chine pour le gouvernement soudanais, et le soutien des USA auprès des rebelles de l’Armée de Libéralisation du Soudan (ALS).

Minni-Minnawi-and-George-W-Bush.jpgMinni Minnawi, chef de l'ALS, en compagnie de Georges Bush
Publicité

Publié dans Soudan

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article