Congo-Brazzaville
Pays : Congo-Brazzaville
Localisation : Afrique centrale
Régime politique : république
Chef d’Etat actuel : Denis Sassou Nguesso
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe Noire, Loubomo, Owando, Makoua
Langues principales : français, lingala, kituba
Superficie : 342 000 km²
Nombre d’habitants : 3 110 000 congolais
Monnaie : franc CFA
Localisation : Afrique centrale
Régime politique : république
Chef d’Etat actuel : Denis Sassou Nguesso
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe Noire, Loubomo, Owando, Makoua
Langues principales : français, lingala, kituba
Superficie : 342 000 km²
Nombre d’habitants : 3 110 000 congolais
Monnaie : franc CFA
C’est en 1875 que le français Pierre Savorgnan de Brazza explore la région. En 1910, la colonie du Moyen-Congo est intégrée à l’AEF.
De 1926 à 1942, le matswanisme, mouvement nationaliste, né par André Matswa, provoqua des troubles.
En 1944, où le gouverneur Félix Eboué choisit la France libre dès 1940, le général De Gaulle jeta les bases de l’Union française.
En 1946, le Congo devient territoire d’outre-mer. 10 ans plus tard, l’abbé Fulbert Youlou créa l’Union démocratique de défenses des intérêts africains (UDDIA).
L'abbé Fulbert Youlou
La République du Congo est proclamée en 1958 et Youlou est élu Président en 1960 et le pays accède à l’indépendance.
3 ans plus tard, Youlou est écarté du pouvoir par Alphonse Massamba-Débat, qui instaure le pays dans un régime socialiste.
De 1969 à 1977, le pays est dirigé par Marien Ngouabi. A travers sa politique, le pays devient République populaire du Congo. Il resserre ses liens avec la Chine et les pays du pacte de Varsovie. En 1977, Ngouabi est assassiné. En 1979, Denis Sassou Nguesso devient Président de la République.
A partir des années 90, le pays s’ouvre au multipartisme et abandonne le marxisme. En 1992, Pascal Lissouba, un des leaders de l’opposition, est élu Président de la République.
Lors des élections présidentielles suivantes, en 1997, de violents combats opposent les partisans de Lissouba à ceux de Nguesso. Celui-ci deviendra de nouveau Président du Congo.
En 2002, Nguesso est réélu Président alors que les élections étaient boycottées par l’opposition.
Relations françafricaines
Du temps des colonies, il est important de noter que la France a mené au Congo français (par opposition au Congo belge, actuel Congo-Kinshasa) une colonisation qui ne dit pas son nom. Cette région étant riche en ressources naturelles (pétrole, sucre, caoutchouc, bois précieux…), les compagnies françaises ont, pendant cette période, pillé ces ressources, exploité la main-d’œuvre en promouvant le travail forcé et une répression féroce.
Au Congo français, cette colonisation était calquée sur le régime colonial dur de Léopold II au Congo belge : hommes payés en marchandise (et non en argent), prises d’otages de femmes et enfants, villages entiers brulés… Si les travailleurs ne faisaient pas leurs quotas journaliers, ils étaient battus, torturés, voire assassinés.
Jacques Chirac s’était lié d’amitié avec Sassou Nguesso dans les années 80. Celui-ci dirigea le pays de 79 à 91 d’une main de fer (des milliers d’opposants ont été assassinés). Lorsque Chirac est de Président en 1995, il a souhaité la réinstauration de Nguesso au pouvoir. Ainsi, lors des élections suivantes, en 97, Nguesso organise un coup d’Etat, financé par Elf, lançant ainsi une guerre civile faisant plusieurs centaines de milliers de morts (800 000).
Nguesso devient donc le nouveau chef d’Etat en 97, soutenu et reçu par Jacques Chirac tout au long de son mandat.
Aujourd’hui nouveau chef d’Etat français, Nicolas Sarkozy est un ami de Nguesso.
Et pendant ce temps, Elf continue à pomper 83 % du pétrole congolais, Nguesso prenant le reste pour son compte personnel (il est appelé « Monsieur 17 % »), tandis que la population subit une situation sanitaire catastrophique.
Chirac, reçu par son ami Sassou Nguesso en février 2005
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