Compte rendu n°1 sur la politique françafricaine de Sarkozy

Publié le par sista carol

Aujourd’hui, deux mois sont passés après l’entrée en fonction de Sarkozy à la présidence de la République. Que pouvons-nous dire sur ses premiers actes en matière de politique françafricaine ?

 

Tout d’abord, notons le premier point négatif, à la veille de son investiture. Sarkozy prend des vacances à Malte à bord du yacht privé de Bolloré. Dans une émission sur France Inter consacré à cette histoire, Roseline bachelot expliquait qu’il sagissait d’une « polémique misérable » et que « Monsieur Bolloré est un ami de plus de 20 ans » et « un chef d’entreprise parfaitement honorable ».

 

Fin mai, alors que Sarkozy est officiellement Président depuis le 16 mai, il reçoit son premier invité étranger. Aucun chef d’Etat européen ou américain, ni homme politique occidental (ça aurait pu être Bush), il a tout simplement invité son ami Omar Bongo, dictateur du Gabon. Rappelez-vous, Bongo disait dans le Nouvel Obs’ : « Avec Nicolas Sarkozy, il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est président, je lui dirai : « Ce n’est pas sérieux Nicolas. ». […]. Je crois que le fondement même de la françafrique restera, quitte à s’améliorer. ». Aujourd’hui, Bongo peut être content.

 

Ensuite, début juillet (le 5 très exactement), c’est au tour de Sassou Nguesso (dictateur du Congo-Brazzaville) de prendre un petit séjour à l’Elysée. Quelques jours plus tôt, son parti gagnait les élections législatives au Congo.

 

Ainsi, ces deux rencontres sont une illustration parfaite de l’hypocrisie de Sarkozy. Désir de rupture avec les dictateurs amis ? Sarkozy a décidé d’agir dans la lignée de ses prédécesseurs. La françafrique continue, et son combat aussi… Quand ce cauchemar finira-t-il ?

serrage-de-mains.jpgMontage pris sur le blog d'un humaniste

 

Publié dans News françafricaines

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