Aya de Yopougon

Publié le par sista carol

Un véritable coup de cœur !!

 

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Lorsque j’ai vu cette BD la première fois dans un magasin, j’ai été attiré par le titre : « Aya de Yopougon », car quiconque connaissant un peu la Côte d’Ivoire sait que Yopougon est un quartier d’Abidjan. Donc je le feuillette un peu, lit quelques passages, rigole toute seule sans me soucier du regard des autres, et surtout des vendeurs !! Je suis plongée dedans, entre les magnifiques dessins et les dialogues comiques des abidjanais.

Quelques jours plus tard, pensant sans cesse à cette BD, je me suis dit qu’il faut vraiment que je la lise !!! Chose faite hier…

 

Aya est une jeune fille de 19 ans, intelligente, sérieuse et souhaitant devenir médecin. Ses amies, Bintou et Adjoua préfèrent s’amuser dans les maquis et courir les génitos (gars plein d’argent à gaspiller), rusant pour ne pas se faire prendre par les vieux (les parents). Jusqu'au jour où Adjoua tombe enceinte… aïe aïe aïe !

 

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Le tome 2 raconte donc la suite, la vérité sur le père du bébé d’Adjoua, le mariage qui capote, l’arrivée d’un parisien dont Bintou tombe vite sous ses bras et les préparatifs pour le fameux concours de Miss Yopougon !!! Mais stop ! Je ne raconte pas tout !!

 

Et le tome 3 arrive en septembre prochain apparemment ! Donc très bientôt !

 

Cette BD montre l’Afrique sous une approche différente de ce que l’on voit à la TV et dans les médias en général. On ne parle pas ici de guerre ni de famine, mais de la vie quotidienne vécue par ces adolescentes et leurs entourages, vie « normale » qui pourrait ressembler à n’importe quel ado du monde entier.

 

L’époque se situe à la fin des années 70. Epoque du « miracle ivoirien » où tout le monde avait du travail et où les gens mangaient à leur faim. Le règne d’Houphouët Boigny. Bien sûr, les temps ont changé depuis. Les choses se sont gâtées malheureusement. J’espère qu’un jour, les ados ivoiriens retrouveront leur soucis de leur âge, tels qu’ils sont décrit dans cette BD !

 

Ce que j’apprécie aussi dans cette BD, ce sont le ton, le dialogue des personnages, leur parlé (d’ailleurs, il y a un petit lexique à la fin !!) propre au pays, et à tout pays africain francophone en général. J’ai toujours adoré le français d’Afrique, et là, on est bien servi !

 

Respect donc à l’auteur, Marguerite Abouet, et à l’illustrateur, Clément Oubrerie qui nous montrent une Afrique bien vivante !

 

Le tome 1 a eu le prix du « meilleur premier album » du festival international de la BD, à Angoulême, en 2006.

 

Pour en savoir plus : une interview de l’auteur et de l’illustrateur.

Publié dans Livres

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