Economiquement, la France a-t-elle réellement besoin de l'Afrique ?

Publié le par sista carol

Il y a quelques jours, je vous citais Sarkozy qui expliquait que la France n’avait économiquement pas besoin de l’Afrique (voir ici).
Voici la réponse de l’association SURVIE. Convainquante, je n’ai rien à rajouter… et je laisse les mots tels quels :

 

« Nous ne pouvons d’ailleurs que déplorer le manque de « répondant » des journalistes interrogeant Nicolas Sarkozy sur tous ces sujets [la françafrique]. Pour revenir sur ses déclarations concernant « la France qui, économiquement, n’a pas besoin de l’Afrique », un journaliste renseigné aurait pu souligner quelques informations pourtant facile à obtenir : selon le Ministère des Finances et de l’Industrie, en 2006, les échanges avec l’Afrique représentaient environ 5 % des échanges internationaux de la France. Le solde économique de ces échanges est positif, contrairement aux soldes de la France avec d’autres continents. Ainsi, en 2005, le solde France/Afrique était de + 3 milliards d’euros environ, soit autant que le solde France/Amérique, mais le solde France/Europe était de – 18 milliards d’euros, et le solde France/Asie – 22 milliards d’euros.

En 2002, le nombre de filiales d’entreprises françaises en Afrique s’élevait à 2 637, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente.

Au Congo-Brazzaville et au Gabon, le pétrole enrichit Total Fina Elf, qui affichait, en 2005, un bénéfice record de 12 milliards d’euros.

Au Cameroun, au Congo-Brazzaville et au Gabon, le bois fait la fortune de Bolloré (1 milliard de chiffre d’affaires en 2004) et de Rougier. Meubles en Okoumé, planchers en Azobé, escaliers et portes en Sapelli ou Moabi, toutes ces essences menacées de disparition sont largement utilisées en France, premier importateur européen de bois africain.

Au Mali, l’or est une manne pour la Somadex, une filiale de Bouygues.

Au Niger, l’uranium est exploitée par la Cogema, assurant plus de 50 % de l’approvisionnement des centrales françaises.

Nous pourrions encore citer le commerce du diamant en Centrafrique, du gaz en Algérie, des phosphates au Togo et au Maroc. Mais également les produits agricoles (café, ananas, cacao, arachide, canne à sucre…) et les services (transports, eau, BTP, télécoms…). En 2004, Bouygues a réalisé 1,2 milliards de chiffre d’affaires en Afrique.

Enfin, le commerce des armes est très lucratif. Entre 1996 et 2003, les exportations d’armes de la France en Afrique ont représenté 30 milliards d’euros (Dassault, Lagardière…). ».

Economiquement, la France a donc bien besoin de l'Afrique ! N'en déplaise à Sarko !!!


pompeafrique.pngElf, pomp'Afrique (pompe à fric)

Publié dans News françafricaines

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article