Sarkozy et la Françafrique

Publié le par sista carol

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Dans quelques uns de ses discours, Sarkozy évoque des éléments de « rupture » avec la françafrique, mais aussi des éléments « classiques » (discours semblables à tous les gaullistes) et des éléments de « continuité ».

 

- éléments de « rupture » : Sarkozy souhaite « cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures », et critique donc la politique africaine de Jacques Chirac.

 

- éléments « classiques » : Comme la plupart des candidats gaullistes, Sarkozy se dit être « un ami des africains ». Il « aime l’Afrique » et souhaite tout faire pour son développement.

 

- éléments de « continuité » : Sarkozy critique les réseaux françafricains mais juge cependant l’action de la France en Afrique globalement positive : « Je crois pouvoir dire qu’aucun pays du nord ne porte autan d’attention à l’Afrique que la France. Aucune nation n’a autant à cœur la stabilité, le développement, la réussite des pays du continent africain ».

 

De plus, Sarkozy critique violemment les discours dénonçant la domination économique française sur l’Afrique : « Il faut cesser de répéter que la France est présente en Afrique pour piller ses ressources car, à tout bien peser, c’est vrai, nous n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique, et je mets quiconque au défi de me démontrer le contraire. La France est en Afrique avec des ambitions plus amicales ». Pourtant, parallèlement, il parle de continent à « conquérir » : « L’Amérique et la Chine ont déjà commencé la conquête de l’Afrique. Jusqu’à quand l’Europe attendra-t-elle pour construire l’Afrique de demain ? Pendant que l’Europe hésite, les autres avancent. ».

 

Sarkozy soutient également les multinationales françaises : « Il n’y a en réalité qu’un petit nombre de grands groupes français qui réalisent une part importante de leurs activités en Afrique. […]. Bouygues, Air France, Bolloré, n’ont pas besoin de la diplomatie française pour exister et se développer en Afrique. S’ils y sont dynamiques, c’est à l’ancienneté de leur implantation, ils ont cru à l’Afrique avant beaucoup d’autres. C’est au talent de leur management et de leurs collaborateurs qu’ils le doivent et à eux seuls. ».

 

Tous ses discours sont en totale contradiction avec les relations françafricaines. Cependant, il faut prendre du recul sur ces mots et se concentrer sur les faits.

Publié dans News françafricaines

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