Togo

Publié le par sista carol

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  Pays : Togo
Localisation :
Afrique de l’ouest
Régime politique :
république
Chef d’Etat actuel :
Faure Gnassingbé Eyadema
Capitale :
Lomé
Villes principales :
Sokodé, Kara, Bassar, Atakpamé, Mango
Langues principales :
français, ewe, kabiyé
Superficie :
56 600 km²
Nombre d’habitants :
4 657 000 togolais

Monnaie :
franc CFA
 

   

En 1884, l’explorateur Nachtigal établit le protectorat allemand sur le pays. Mais en 1914, les Alliés conquièrent facilement le protectorat et en 1919, le Togo est partagé entre la France (qui obtient la côte de Lomé) et la Grande Bretagne (qui obtient les terres à l’ouest).

 

En 1946, le pays passe sous tutelle de l’ONU.

 

En 1957, le nord du Togo britannique est rattaché à la Côte de l’or (ancien nom du Ghana) et le reste du pays forme une République autonome.

 

En 1960, le Togo accède à l’indépendance et Sylvanus Olympio devient Président.

olympio.jpgSylvanus Olympio
 

Mais en 1963, Olympio est assassiné. Grâce à un coup d’Etat, le lieutenant-colonel Etienne Gnassingbé Eyadema accède au pouvoir en 1967. Il va gouverner jusqu’en 1991 avec un parti unique. En 91 donc, comme dans de nombreux pays africains, le multipartisme est instauré.

general-eyadema.jpgEtienne Gnassingbé Eyadema
 

Lors des élections présidentielles de 1993, le général Eyadema est réélu. Il le sera aussi lors des élections de 1998 et de 2003. Mais une opposition très puissante conteste son pouvoir.

 

En février 2005, Eyadema décède. Son fils, Faure Gnassingbé Eyadema, après avoir tenté de s’imposer par un coup de force institutionnel soutenu par l’armée, arrive au pouvoir suite à une élection présidentielle.

faure-gnassingbe.jpgFaure Gnassingbé Eyadema
 


Relations françafricaines

 

Olympio avait été élu de manière non frauduleuse avec une supervision de l’ONU.

 

Quelques sergents togolais dirigés par Eyadema rentrent de la guerre d’Algérie. Ils voulaient être intégrés dans l’armée du pays. Mais Olympio ne voulait pas d’armée, estimant que ce n’était pas une priorité.

 

Olympio était devenu la bête noire de Foccart et de la plupart des dirigeants français (y compris Mitterrand) parce qu’il s’était permis de tisser des liens avec l’Allemagne et la Grande Bretagne. Il se préparait aussi à créer une monnaie nationale dans le but de s’affranchir du franc CFA.

 

Un coup d’Etat a été organisé avec l’aide de la France (l’organisation du coup d’Etat a été faite par l’ambassadeur de France et le responsable des services secrets français) et Eyadema a tué Olympio de ses propres mains en janvier 1963.

 

Arrivé au pouvoir, Eyadema a instauré une dictature (il est responsable d’exécutions extrajudiciaires selon Amnesty International, dont il nie les faits. Chirac, quant à lui, expliquait à propos du rapport d’Amnesty, qu’il s’agissait « dans une certaines mesure, d’une opération de manipulation ».) qui durera jusqu’en 2005, à sa mort. Il a été récompensé ainsi pour avoir assassiné une grande personnalité africaine car Olympio avait une envergure politique considérable, sûrement celle d’un Mandela.

chirac-eyadema.jpgGnassingbé Eyadema, reçu par Jacques Chirac à l'Elysée

   

Les dernières élections se sont déroulées dans un climat tendu mais Chirac ne s’est pas empêché de soutenir le fils Gnassingbé, malgré une forte opposition de la population togolaise.


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