Côte d'Ivoire

Publié le par sista carol

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Pays : Côte d’Ivoire
Localisation : Afrique de l’ouest
Régime politique : république
Chef d’Etat actuel : Laurent Gbagbo
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, Khorogo, Daloa, Duékoué
Langues principales : français, dioula, malinké, baoulé
Superficie : 322 000 km²
Nombre d’habitants : 16 349 000 ivoiriens
Monnaie : franc CFA

  

La Côte d’Ivoire est une ancienne colonie française. En 1842, les français prennent la zone lagunaire au sud. La colonie de Côte d’Ivoire est créé en 1893 et est rattachée à l’AOF en 1904.

Durant toute cette période jusqu’en 1914, les français ont entrepris la conquête du pays. Mais ils se sont heurtés à une forte population résistante et à Samory Touré, surnommé « le Napoléon de la savane ».

En 1934, Abidjan devient la capitale du pays, après Grand-Bassam et Bingerville. A cette époque, était menée une colonisation dure où le travail forcé était important. 

En 1946, comme la plupart des colonies françaises, la Côte d’Ivoire devient territoire d’outre-mer puis République autonome en 58. En 1960, elle proclame l’indépendance. Félix Houphouët Boigny devient Président. Il mena une grande politique économique, ce qui permit au pays de se développer (le « miracle ivoirien ») mais resta fidèle à une coopération française.

 
 

boigny.jpgFélix Houphouët Boigny est né à Yamoussoukro en 1905. Médecin de formation, il devient leader des planteurs ivoiriens qui étaient victimes d’un système colonialiste favorable aux planteurs Blancs. Il fonde en 1946 le Rassemblement Démocratique Africain (RDA), parti précurseur de l’anticolonialisme panafricain. Il préside le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), section ivoirienne du RDA.  

Elu à la Chambre des députés à Paris, il fait voter une loi pour l’abolition du travail forcé. Il occupe par la suite plusieurs postes ministériels en France sous la IVème République. 

Mais il vira de bord et s’entoura de conseillers français. Il est élu Président de la République en Côte d’Ivoire en 1960 et y resta jusqu’en 1993, malgré une opposition croissante. Ami de Foccart, il élimina toute opposition politique et pilla son pays. Sa fortune colossale était estimée à 60 milliards de francs français. Parallèlement, le pays battait le record mondial de l’endettement par habitant. 

Mais son pouvoir, même s’il portait les symptômes d’une dictature, était moins atroce que les autres dirigeants africains de l’époque (Mobutu, Sassou Nguesso…).

 

Cependant, une grave crise politique et sociale, due notamment à la montée du chômage et à l’endettement du pays, conduit la Côte d’Ivoire à s’ouvrir au multipartisme en 1990. En 1993, Boigny décède alors qu’il n’avait pas terminé son mandat. Conformément à la Constitution, Henri Konan Bédié (alors Président de l’Assemblée Nationale) le succède jusqu’aux prochaines élections.

 

En 1995, les élections présidentielles aboutissent à la victoire de Bédié. Celui-ci, pour gagner ces élections, avait mené une politique hautement xénophobe, en développant le concept de l’ivoirité, écartant ainsi son concurrent Alassane Ouattara (1er Ministre sous la présidence de Boigny), né en Côte d’Ivoire mais de parents burkinabés.

 

Sous ces conditions, Ouattara refuse de se présenter et appelle au boycott. L’abtension était élevé et Bédié a été élu avec 96 % des voix.

 

Mais un coup d’Etat organisé par le général Robert Gueï le destitue en décembre 1999, procurant un soulagement dans la population.

 

Ce soulagement sera de courte durée car Gueï ne réussit pas à résoudre les problèmes sur les conditions d’éligibilité à la présidence. De plus, ayant promis de rendre le pouvoir à des civils, il se présenta quand même aux élections de 2000.

 

Lors de ces élections, Gueï s’affronte à Gbagbo, leader de l’opposition. Ce dernier remporte les élections et devient Président de la République. Ces élections se sont déroulées dans des conditions « calamiteuses » (paroles de Gbagbo) : charnier de Yopougon, boycott des votes, fraude électorale de Gueï…

 

C’est dans ce climat fragile qu’une tentative de coup d’Etat éclate en 2002. Gbagbo reste Président mais le pays est coupé en deux et le nord est occupé par les rebelles (les mêmes militaires que ceux de 99). Ces derniers souhaitent la baisse de la xénophobie et l’éligibilité de Ouattara. Une guerre civile éclate et les accords de paix de Marcoussis en 2003 n’arrêtent pas les affrontements.

 

Un gouvernement de transition chargé de préparer les nouvelles élections est mis en place. Mais le processus de paix est long et les deux bords commettent chacun de leur côté des exactions. 

Parallèlement, l’armée française intervient depuis 2003, mandaté par l’ONU.                 

En octobre 2005, les élections n’ont pas lieu, ni en octobre 2006. 

Début 2007, Guillaume Soro, chef des « rebelles » (rebaptisés Forces Nouvelles) devient Premier ministre, aboutissant ainsi à une « cohabitation » du gouvernement en place et de l’opposition.

 

 

Relations françafricaines 

 

Houphouët Boigny était un fidèle ami de Foccart. Sous sa présidence, il a emmagasiné des sommes considérables alimentant en partie les réseaux françafricains. 

En matière de politique extérieure, Boigny a soutenu les guerres du Biafra et du Liberia, et a aussi aidé dans l’affaire de l’assassinat de Sankara, ancien Président burkinabé.

 

Lorsque Bédié était au pouvoir, la France a soutenu le coup d’Etat de Gueï dont le but était de mettre au pouvoir Alassane Ouattara, homme politique de droite, ancien haut fonctionnaire du FMI.

 

Aux élections de 2000, le résultat de Gbagbo est une surprise pour la France. Gbagbo, étant socialiste, est un ami de Lionel Jospin. Et ce dernier étant à l’époque 1er Ministre, il le soutient. 

Mais lorsqu’en 2002, après les élections françaises, le gouvernement devient un gouvernement de droite avec Raffarin à sa tête, un coup d’Etat éclate comme par hasard la même année, dont le but là encore était de porter Ouattara au pouvoir.

gbagbochirac.jpgLaurent Gbagbo et Jacques Chirac


L’armée intervient et Gbagbo dénonce la France de soutenir la rébellion. Les milices patriotiques proches de Gbagbo (qui soutiennent aussi le concept xénophobe de l’ivoirité) effraient les ressortissants français, dont les attaques de novembre 2004 constituent le summum.

 

A l’inverse, Gbagbo continue à signer des contrats juteux avec les multinationales françaises. Ainsi, Gbagbo joue à « je t’aime moi non plus » en étant à la fois mi ami, mi ennemi de la France.

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