Afrique du Sud

Publié le par sista carol

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Pays : Afrique du Sud
Localisation : Afrique australe
Régime politique : république

Chef d’Etat actuel : Thabo Mbeki
Capitale : Pretoria
Villes principales : Le Cap, Johannesburg, Durban
Langues principales : anglais, afrikaans, zoulou, sotho
Superficie : 1 221 000 km²
Nombre d’habitants : 43 792 000 sud africains
Monnaie : rand


D’abord colonie hollandaise, la colonie du Cap passe sous administration anglaise en 1814. Plusieurs guerres suivirent affrontant les colons installés et les Anglais de métropole, mais aussi les colons face aux Zoulous.

En 1902, la guerre prend fin. En 1901, l’Union sud africaine est créé et devient membre du Commonwealth.
En 1913, les premières lois ségrégationnistes apparaissent, mettant à l’écart Noirs, métis et Indiens. C’est le début de l’Apartheid, qui va se durcir en 1948 avec de nouvelles lois ségrégationnistes.
Mais l’Apartheid était plus qu’un ensemble de lois racistes. C’était aussi un système de ségrégation économique et de partage géographique du territoire. Ainsi, apparaissent la politique des bantoustans en 1951, où le but était de parquer les non-Blancs sur une partie du territoire. Ainsi, le gouvernement en place ne s’occupait plus de ces territoires dont le but était de les rendre indépendants. Un système de contrôle des déplacements fut mis en place.

Le pays devient République d’Afrique du Sud en 1961 et se retira du Commonwealth.

Parallèlement, la résistance africaine s’organise dès 1912, autour de l’African National Congress (ANC). Rassemblements, manifestations, grèves étaient leurs armes. Ils usaient au début de non violence, mais face aux répressions et arrestations massives, cette résistance devient plus dure. Le gouvernement interdit l’organisation de l’ANC en 1960. Les résistants n’ayant alors plus de moyens légaux pour exprimer leurs revendications, ils se sont réfugiés dans la lutte clandestine.

Dans les années 70, de nouvelles organisations se créent avec Steve Biko et plusieurs étudiants en tête. Ils sont à l’origine des émeutes de Soweto de 1976 dont la répression a fait plus de 700 morts en un mois.


 
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Nelson Mandela, avocat de formation, faisait partie de cette résistance anti-apartheid. En plus d’être très actif au sein de l’ANC, il créa en 1958, un cabinet d’avocats noirs, le premier dans le pays, spécialisé dans la défense des victimes de l’Apartheid.


Devenant de plus en plus gênant, il fut arrêté en 1955 mais fut acquitté en mars 61.

Conscient qu’une lutte pacifique ne suffit plus (on est dans les années 60-70, l’ANC est interdite), il créa une armée appelée « la lance de la nation ». Il fut cependant de nouveau arrêté en 1963. Après un long procès, il fut condamné en 1964 à la prison à vie. Mais il sortit de prison 27 ans plus tard et devient le héros de plusieurs générations de Noirs sud africains. En 1993, il reçut le prix Nobel de la paix.

 

 

Le président De Klerk met en œuvre en 1990 une politique d’ouverture : les organisations anti-apartheid deviennent légales. Mandela est libéré. En 1993, les dernières lois ségrégationnistes sont abolies.

En 1994, c’est la fin officielle de l’Apartheid en Afrique du Sud, avec les premières élections ouvertes aux non-Blancs. L’ANC est largement en tête et Mandela devient Président.

En 1996, une nouvelle Constitution est adoptée.

En décembre 1997, Mandela quitte la présidence de l’ANC et Thabo Mbeki le remplace.

En 1999, de nouvelles élections démocratiques aboutissent à la victoire de l’ANC, et Mbeki devient le nouveau Président. Il sera réélu en 2004.

Aujourd’hui, l’Apartheid est aboli depuis plus de 10 ans mais le pays est fortement blessé de cet ancien régime. Une telle blessure ne peut être guérie rapidement et le gouvernement actuel doit faire face à des inégalités sociales importantes, même si de plus en plus de Noirs entrent dans la classe moyenne. 48 % des sud africains vivent en dessous du seuil de pauvreté, 40 % de la population active est au chômage.

 

 

Relations françafricaines

Etant un pays autrefois sous tutelle du Royaume-Uni, les relations françafricaines sont nettement moins importantes avec l'Afrique du Sud. Notons tout de même que Jacques Foccart a recyclé plusieurs partisans de l'Algérie française dans les milieux de l'Apartheid.
L'Afrique du Sud, pour combattre les résistants anti-apartheid, a entretenu de nombreuses guerres civiles dans les pays voisins, notamment en Angola et au Mozambique, ce dernier faisant face aux Comores. L'Afrique du Sud avait installé sur la "Grande Comore" une station d'écoute et de décryptage des télécommunications régionales en contrepartie d'une aide matérielle et financière à la garde présidentielle.
Cette île lui servait de point de départ pour les raids contre le Mozambique et d'escales pour des livraisons d'armes chinoises à l'Unita angolaise (une armée opposante du gouvernement angolais), son alliée.
Il est important de signaler que les Comores sont une ancienne colonie française. Et de ce fait, le gouvernement français a mis son grain de sel dans cette région.

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